ENTREE EN MATIERE

L'absence diminue les médiocres passions,
et augmente les grandes, comme le vent éteint les bougies, et allume le feu.


La Rochefoucauld

# Posté le vendredi 02 juin 2006 10:27

Modifié le mardi 11 novembre 2008 15:57

.INTRODUCTION .

Je sais que nombreux sont les gens qui ne lisent pas les introductions ou les préfaces, alors j'ai décidé de me la jouer rebelle en pondant ici, pour le plaisir, ce texte qui va vous introduire mon travail. Oyez oyez braves gens, une enfant de l'écriture vous parle et vous révèle comment elle a atteint un sommet puis s'est écrasée parce qu'elle avait cru savoir voler.( les grands hommes de cette terre,/ceux qui fabriquent,/sans grammaire,/des phrases de paix et de guerre/qui savent par coeur la pratique/sauf que la pratique se trompe... /oui, ceux-là ont de la présence,/des foules, de la biographie.../le destin les garde en la foi/que toutes ces valeurs font foi !.../j'ai épousé la différence.)

Ceux qui me suivent savent que cet article naît bien après ceux qu'il précède!!
Et alors, pourquoi pas?

Childofthewolves c'est qui? A la base c'était juste une lycéenne incapable d'assumer ses délires, qui écrivait des poèmes emplis de haine, d'amour, de rage, de pulsions satanistes, parfois glauques, parfois lumineuses, suivant son humeur. Ce Child c'était celui que j'appellerais "Child1". Dans Child1 on pouvait lire des sentiments et des copies de moeurs adolescents. Un skyblog banal avec ses fautes d'orthographe, ses couleurs agressives, ses images sans aucun sens, un blog anonyme qui était pourtant tellement reconnaissable.

S'il y avait "Child1" il y a "Child2"? Exactement. La naissance de Child2 c'est la naissance d'une chronique, par envie un soir d'été, un coup de tête, "la petite chronique du vague à l'âme" comme mots uniques qui résonnaient dans ma tête. J'ai alors ressenti une nouvelle énergie qui m'inondait, une sorte de pulsion étonnamment puissante, quelque chose de quasi indescriptible. Un bien être nouveau, child2 était en accord avec lui même mais voulait garder cet anonymat qui lui seyait si bien. Child2 savait alors que les poèmes de child1 étaient désués, il a alors décidé de tout enlever pour laisser place libre à la chronique qui peu à peu prendrait tout l'espace.

Mais alors, si "Child2" était anonyme, il existe un "Child3"? Félicitation! Vous comprenez vite, je vous avais sous estimé! Il y a bien un Child3 qui a vu le jour quand j'ai enfin décidé que j'étais suffisamment fière de ce que j'avais accompli. J'ai décidé de me montrer moi, telle que je suis derrière ce pseudo de childofthewolves. C'était la dernière étape de ma croissance, la reconnaissance finale de mon travail, cette étape ultime, "l'apogée de mon art"...

Cependant? Cependant, la lycéenne enfin épanouie est devenue une étudiante frustrée qui a ressenti la douleur de se voir privée de sa seule drogue : l'écriture. (Il existe paraît-il, un instant dans l'écriture/Qui oublie la page blanche et efface les ratures/Un véritable état second, une espèce de transe/Qui apparaît mystérieusement et s'envole en silence.[...] On espère juste toucher l'instant/Les quelques secondes du poète qui échappent à l'espace temps.) Elle a alors commencé à tourner en rond, à écrire des phrases vides de cette candeur qui l'avait inondée, des textes plus sombres, comme si son désarroi déteignait sur les moindres mots qu'elle écrivait. Child4 fait alors son apparition et attend le rebond final qui le ferra repartir vers d'autres horizons, car il regarde sans arrêt en arrière en faisant ce que les 3 précédents préconisaient de ne jamais faire : regretter.

Child4 serait donc une sorte de phase transitoire de regret des 3 child? En quelque sorte oui et non. Oui car les regrets sont immensément présents, et non car je persiste à affirmer que ce qui m'attend sera toujours plus beau que ce que j'ai déjà vécu.

Et la petite chronique du vague à l'âme c'est quoi? C'est juste une chronique à peu près mensuelle qui s'adresse à tous, un texte tapé directement ou écrit à la main avant qui part le plus souvent d'un sourire sur mes lèvres ou d'une larme. J'ai toujours, avant d'écrire quoi que ce soit, besoin de me mettre dans une sorte d'état second, une émotion est nécessaire, sans quoi rien ne sort. Parfois cette émotion je la provoque en me remémorant, ou en écoutant de la musique, parfois elle vient seule, alors je saisis un stylo et je le laisse glisser seul. J'essaie d'oublier tout ce qui m'entoure pour me plonger dans les sons qui m'envelopent et tourbillonnent. Un ouragan, ça tourne, tourne, tourne... (une valse valse...)

(Une question entre parenthèses : pensez vous que des personnes vous ont influencé dans cette lente évolution? ) (Pour vous répondre entre parenthèses, lisez la chronique #14, vous comprendrez que la vie est une succession de rencontres qui vous influencent toujours plus ou moins dans vos choix. J'aurais bien envie de faire une séquence "hommage" ici entre parenthèses mais ce serait long, et peut être vexant, alors je m'abstiendrais.)

Pour terminer, comment en savoir plus sur vous? Lire mes chroniques devrait vous permettre de cerner le personnage, quoi que je reste quand même une "jeune fille inconnue et mystérieuse" pour plagier un ami surpris de découvrir qui se cachait derrière Childofthewolves. Une étudiante de 19 ans, droguée d'écriture depuis l'âge de 8 ans, scientifique malgré tout, titulaire du BAFA, et puis c'est à peu près tout (le reste on s'en fout) .

Tarmac "post scriptum" et Grand corps malade "toucher l'instant"
.INTRODUCTION .

# Posté le mercredi 07 juin 2006 06:34

Modifié le lundi 02 juillet 2007 10:11

La petite chronique du vague à l'âme. #1

La petite chronique du vague à l'âme. #1
ℓα ρεтiтε ¢hяσиιqυε ∂u vαgυє à ℓ'âмє.®

Envie de pas grand-chose, peut être juste d'un grand verre de fanta à l'orange pour apaiser ma soif! Trop de chaleur et pas assez de fraîcheur ces derniers temps dans la petite ville qu'est ma cité. On voit comme tous les matins les gens qui marchent dans la rue. Les pressé, les liseurs de journaux, les pressés liseurs de journaux, mais aussi les blondes à talons haut, les sérieux avec leurs mallettes grises, tant de personnages caricaturés à l'extrême.
Des clowns d'une société.
La bimbo, le cadre supérieur, le magistrat, la mère de famille, le retraité, tous ces personnages dans le même bus. Et moi pauvre lycéenne je regarde et j'admire ce que la vie fait de nous petits vers de terres. J'essaie de lire sur le visage des gens les rencontres qu'ils ont put faire pour en arriver là. Ils sont sans doute passés aux travers des pièges de la vie, ou bien ont mis les deux pieds dedans de leur propre chef.
On rencontre souvent ces visages de tous les jours, ternis par la lassitude, le train train continu, la « habitude attitude ». Le quotidien rend parfois les gens tristes et crus, comme si on ne voyait plus que leur squelette mis à nu. Ils sont déshabillés devant nos yeux. Moi j'aime regarder ces gens, les déshabiller encore plus, tenter de voir ce qu'ils pouvaient être enfants, cachés derrière le masque de l'innocence candide enfantine aussi blanche que les nuages et plus cotonneuse que les moutons. Un agneau serait moins tendre que le masque qu'ils voient de leur enfance. Ils me regardent alors avec une sorte de sourire qui me dit « profite ma grande, profite. Tu sais, ça durera pas toujours. »
Je veux presque leur dire que je veux grandir, je veux devenir une adulte.
J'étais partie de l'idée pas envie de grand-chose, alors que maintenant je pose, en grande fille que je suis, des rêves de grandeur, de POUVOIR, de prendre enfin ma vie en main et de la retourner comme une crêpe et de la disséquer, observer les veines du chagrin, les reins de la folie, l'estomac de l'envie de rire, les poumons des grandes destinés, le tendon de ma carrière. Ô ma vie ne me fait pas le même sort qu'à tous ces stéréotypes. Je me retourne dans le bus et je vois derrière moi, une grande personne, un sourire aux lèvres, une étincelle dans les yeux, un instant capturé et gardé dans mes mains. Je conserve l'image de la gaieté pure, la gaieté de la vue d'un lieu familier, d'une personne aimée, que sais-je, juste une once de bonheur. Cette personne hors du commun je veux lui dire que je l'aime pour le temps qu'elle vient de m'offrir, elle me nourrit de son bien être.
Je suis une sorte de voleuse, je crois,
une voleuse de l'idée que les gens se font du bonheur.
Nous ne savons pas ce que nous serons demain. Ces stéréotypes le savent : le cadre ira à sa réunion, la bimbo cassera son talon, la mère de famille prendra ses cachets tranquillisants, le magistrat rentrera chez lui toujours plus grand toujours plus seul. On verra sûrement des sourires aux coins de leurs bouches, forcés, ivres de nouveautés, persuadés de leur destiné. Je bois la gaieté et je la décris, pas si bien que ça je crois. Tant pis.
C'était childofthewolves pour vous.
À la prochaine.


Erratum : le titre c'est en fait ''la première petite chronique de vague à l'âme''.

# Posté le lundi 12 juin 2006 13:00

Modifié le vendredi 25 mai 2007 03:07

la petite chronique du vague de l'âme #2

la petite chronique du vague de l'âme #2
ℓα ρεтiтε ¢hяσиιqυε ∂u vαgυє à ℓ'âмє.®

Petit résumé de ce que je veux raconter.
Faire une chronique, comme dans un journal, pour dénoncer, raconter, déplorer, les petits vagues à l'âme.
Déjà le BAC, petit examen mettant tous les élèves de terminale dans un état de stress intense qui les pousse à commettre des erreurs parfois si débiles qu'ils en reviennent pas eux même. Petite envie d'écrire parfois n'importe quoi, juste pour tester ses limites et se prendre pour un héros. Nous cherchons tous le triomphe dans des mots ou dans des actes. Ici le BAC est parfois le moyen de se donner des pulsions. Pourtant on ne veut pas tout tenter parce qu'on se dit que c'est trop risqué, trop dangereux.
On pourrait pouvoir avoir une matière du bac où tout serait permis. Une sorte de matière de l'esprit où l'on pourrait exprimer anonymement tout ce que l'on a toujours voulu dire. Envoyer chier l'administration, se faire le film de sa vie, déclarer sa flamme au prof de sport, s'imaginer une vie sur une autre planète, ou bien simplement dire enfin qui l'on est... Car sincèrement ce n'est que dans l'anonymat que l'on est enfin vraiment soi complètement, regardez ce que vous dites, ce que vous osez dire, quand vous êtes enfin assurés que personne ne saura qui vous étiez. On ne laisse que des déclarations anonymes dans les toilettes, on abandonne des petits papiers dans le secret, on fait des menaces... Le secret est sacré.
Je veux vous dire que je n'aurais jamais le courage de dire
tout cela si mon nom n'était pas un véritable pseudonyme.
Je suis certaine que vous avez eut à un moment ou un autre la pulsion soudaine de tout envoyer balader avec pour seule idée, bille en tête, celle de poursuivre votre envie, pour une fois. Je ne suis pas frustrée mais je le concède que l'on se plie trop souvent au bien-être des autres. Alors je propose à l'état de créer une toute nouvelle matière au BAC où l'on jugerait de la franchise d'une personne, de savoir si ses mots sonnent faux, ou s'ils viennent du fond de son coeur.
Pourquoi pas?
Des personnes l'on fait, ils ont assumé leurs rêves les plus fous. Mais ils furent considérés comme des fous, hélas. Ambition, courage, fougue, je veux voir des regards animés de la chaleur humaine de l'envie, du désir enivrant de survivre, de triompher. Des pulsions de souveraineté anime le ciel des plus audacieux. Que votre audace vous guide enfin vers des cieux sans pluies et sans nuages sombres pour les ternir. Notre coeur bat de nos idées les plus osées : on ne cherche pas le plomb mais l'or d'ElDorado, pas l'amour mais la passion, pas les pastels mais les fluos!
On se doit de faire la folie un jour de rêver à être roi. Moi j'aimerais pouvoir le dire à d'autre personne que moi que je suis reine d'un royaume fulgurant, aux plaines de verdure tendre, aux pâturages riches, aux sommets les plus hauts, aux océans les plus profonds, aux villages les plus beaux, aux habitants les plus heureux. Dans un monde que nous créons dans notre plus tendre enfance, petit village où tu te réfugies et où le noir devient lumière, où les cauchemars s'attendrissent. Quand on grandit, ce monde grandit avec nous. Ne pas le perdre de vue est essentiel.
Laissez nous écrire ce qui nous passe par
la tête pour qu'on soit enfin nous!
C'était childofthewolves pour vous.
À la prochaine.

# Posté le mercredi 14 juin 2006 13:18

Modifié le vendredi 25 mai 2007 03:07

la petite chronique du vague à l'âme #3

la petite chronique du vague à l'âme #3
ℓα ρεтiтε ¢hяσиιqυε ∂u vαgυє à ℓ'âмє.®

Sous les pulsions de mon envie insatiable d'écriture je produis pour vous, mais aussi pour moi, des textes dont l'éloquence farouche pique la volonté. Après avoir précipité violemment les mots du bout de mon stylo enflammé je me sens soulagée, plus légère. De quoi vais je vous parler aujourd'hui? De la guerre, de la faim, des USA? Pourquoi pas... Mais en fait non. Je préférerais me vouer au culte malsain des pensées heureuses, non pas que je cherche la superficialité de ma vie mais que j'idolâtre la simplicité d'une phrase dite inconsciemment, une sorte de chaleur dans le corps aussi forte qu'un ''je t'aime'' avoué dans un regard, sans parole, juste un pétillement. Alors vous suivez ce que je vous dis? Oui, bon ben c'est parti alors!
Quand je croise des amis sur mon chemin, on fait un jeu de regard, des clins d'oeil, ou des sourires, des envies de se serrer dans nos bras qui ne s'avoueront jamais... Puis vient l'instant de la bise (on ne serre pas la main à une fille!) : ça j'ai jamais vraiment compris, on se frotte les joues en faisant un baiser au vent. Enfin en général... On connaît tous la bise ''ventouse'', ''poisson collant'', ou ''collé tourné''. La technique bien particulière qui consiste à coller la bouche sur la joue de l'autre, donc à bien tourner la tête au moment de faire la bise : effrayant. Mais on connaît aussi tous la très chère bise '' t'as mangé quoi hier soir '', ''wouaa son dentifrice date de 14''. enfin bref... Il y a aussi le bisou sonore et crispant de la bise : cela je dois vous le dire est plutôt féminin donc quand les garçons le font , ça sonne tout de suite effeminé, si si jvous jure. Mais encore la personne qui continue à vous parler en même temps, et cela de façon systématique, celle là faisait partie des sonores et a décidé de palier à ce défaut en faisant un changement radical.
On peut alors vous demander : quelle est votre ''bise-attitude''?
C'était childofthewolves pour vous.
À la prochaine.

# Posté le mercredi 14 juin 2006 14:00

Modifié le vendredi 25 mai 2007 03:07